Bruxelles - Stephen Marshall

Mon blogue

Bruxelles

Bruxelles - Stephen Marshall

Une de mes amies vient de rentrer de son voyage en Europe, et elle m'a raconté combien son séjour à Bruxelles l’a touchée. En effet, suite aux attentats du 21 mars dernier, toute la ville est encore en émoi. Quand Vivianne est passée en métro par la station Maelbek, où a eu lieu une des explosions, elle a ressenti une immense compassion pour les victimes aux noms et aux visages inconnus, mais dont la voix se fait presque entendre dans le lourd silence des personnes assises, se taisant à cette station.

Le métro ne s'arrête pas parce qu’il est encore en travaux. Bien évidemment, la rame passe donc au ralenti, comme dans un couloir, avec à gauche et à droite, un grand rideau noir pour couvrir avec pudeur ce qui reste de l'horreur. C'est sûr qu'il faudra du temps avant que la station soit remise en état, et que l'on y voit à nouveau des publicités pour des forfait internet satellite, des cours à distance, des agences de voyages, ou je ne sais quoi encore. En tout cas, son voyage a été bien compliqué, car au retour, elle devait prendre un vol Easyjet, pour rentrer à Nice, avant de repartir sur Paris, puis Montréal, et malheureusement, toutes les compagnies low cost, sont encore privées de vol à Bruxelles, suite aux explosions qui ont eu lieu à l’aéroport de Bruxelles Zaventem. Résultat, Vivianne a dû prendre le train jusqu'à Lille, puis l’autobus jusqu'à l'aéroport, afin de prendre son vol pour Nice. Elle s'est rendu compte qu'elle aurait pu prendre un TGV jusqu'à Nice, mais cela aurait été bien trop cher, car les TGV intracommunautaires en Europe sont assez dispendieux. Par contre, elle a découvert le côté très pratique de l'application Uber, qui lui a permis de voyager à moindres coûts à plusieurs occasions.

En France, l'ambiance est moins tendue qu’en Belgique, mais quand même, on sent bien qu'en Europe, les choses ne sont plus pareilles. Ce qui a vraiment beaucoup frappé Vivianne, c'est le silence dans le métro, et la façon qu’ont les gens de s'observer les uns les autres. Il y a une grande attention, et une certaine solennité. Les Belges, peu après l'attentat, ont manifesté en faveur du vivre ensemble, pour dire à quel point cela était important pour eux de ne pas céder à la peur.

Il faut comprendre que les Belges ont par nature, une grande compréhension de l'accueil, et une grande ouverture d'esprit, car ils vivent eux-mêmes un bilinguisme qui me fait penser au Canada. Là-bas, ce n'est pas le français et l'anglais, mais le français et le flamand, mais cela a aussi une incidence sur la mentalité des personnes. En rentrant, Vivianne m'a dit, « vive les Belges et vive le Canada ! »