À la recherche de mon roman - Stephen Marshall

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À la recherche de mon roman

À la recherche de mon roman - Stephen Marshall

Sur ma table de chevet, j’avais un livre de posé, à la page où j’avais arrêté ma lecture. Je n’ai pas l’habitude de mettre un marque-page, je préfère poser l’ouvrage ouvert. C’est mauvais pour l’objet mais je suis un peu têtu, et j’ai toujours fait comme cela, je ne changerai donc probablement jamais. Je fus donc étonné de ne plus voir le roman où je l’avais laissé. Ma conjointe m’assura ne pas l’avoir touché. Alors, à part si un fantôme l’avait fait disparaître, je ne voyais pas la raison de son absence. C’était agaçant de le chercher et de ne pas le trouver. J’ai regardé dans toute la maison, en m’assurant qu’il n’avait pas glissé sous le canapé, ou bien qu’il ne soit pas sur le haut du réfrigérateur. Nulle part, je ne le vis. C’était la situation parfaite pour que je perde la raison. Même dans mon automobile, j’ai regardé, sans le trouver. 

Pour penser à autre chose, j’ai parcouru les sites pour avoir une soumission toiture Montréal. Ensuite, j’ai appelé Nicole, car elle avait réparé le collier de ma conjointe. C’était une surprise que je voulais lui offrir pour son prochain anniversaire. Nous avons décidé de nous rencontrer dans un café pour qu’elle me donne le bijou. J’ai mis la vaisselle sale, du dîner, dans le lave-vaisselle, passé l’aspirateur dans le salon et les chambres, puis j’ai entrepris le rangement d’une partie de mes papiers. Un livreur vint m’apporter le colis que j’attendais. J’avais commandé du matériel pour refaire les joints de la salle de bains. J’ai commencé à m’occuper de ce vaste chantier.

En tout premier, j’ai décollé les anciens joints et j’ai bien nettoyé la surface en dessous. J’ai attendu le séchage complet pour en remettre de nouveaux. Le silicone a adhéré correctement à la surface. Heureusement, nous avons une autre salle de bains, car nous ne pouvions pas nous servir de celle que je rénovais. J’étais dans une frénésie de rangement et je ne m’arrêtais plus. Je profitais de mettre de l’ordre pour vérifier chaque recoin, pour le cas où je verrais l’objet de mes recherches. C’est donc par hasard que je l’ai retrouvé. Je vais rarement dans la buanderie, c’est plutôt le domaine de ma femme. En pliant le linge propre, j’ai remarqué un livre, posé sur la laveuse. C’était mon roman, celui que je cherchais depuis le matin. Je n’ai toujours pas compris comment il a pu se retrouver là.