Le dépanneur du coin - Stephen Marshall

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Le dépanneur du coin

Le dépanneur du coin - Stephen Marshall

J’aime bien mon travail.  Et je tiens à ce que mes clients soient satisfaits chaque fois qu’ils ont besoin d’un article que mon magasin vend.  Je m’assure de maintenir une quantité suffisante de chaque item et je prends plaisir à les voir sourire quand ils sortent par la porte d’entrée.  J’adore quand ils me lancent un grand bonjour en mettant les pieds sur le plancher, surtout quand il pleut dehors et qu’ils ont couru pour arriver ici.

Vu que mon dépanneur est bien situé, je suis en plein cœur d’un quartier résidentiel, et qu’il n’y a aucune autre épicerie ou accommodation près d’ici, je me retrouve avec une clientèle importante.  Alors, pour m’assurer qu’ils restent avec moi et ne partent pas ailleurs, j’offre le service de livraison 24h, car mon magasin ne ferme jamais, même pas à Noël.  Je m’assure d’avoir toujours une personne disponible pour s’en occuper, ainsi qu’un livreur en bicyclette.  Même l’hiver, les livreurs se promènent en vélo.  Ma clientèle n’habite pas assez loin pour justifier l’utilisation d’une auto.  Parfois, les livreurs se rendent même à pied aux blocs appartements les plus proches.

Malgré que ce ne soit pas une épicerie en tant que tel, mon magasin offre presque tout ce qu’un vrai supermarché vend.  Je refuse de garder beaucoup de fruits et de légumes en stock.  Normalement, je ne possède qu’une très petite variété, car beaucoup d’aliments.  Donc, je me contente de mettre presque tout ce qui arrive sur les tablettes pour les vendre.  Normalement, je les vends tous avant d’avoir à réduire le prix pour écoulement rapide.

Je me prépare aussi à offrir des fournitures scolaires bientôt, ainsi que des bas nylons.  Oui, les femmes en portent moins qu’avant, alors je ne veux pas trop en garder dans le magasin, mais elles pourront s’en acheter si elles détectent une petite maille mal placée à la dernière minute.  Et vu que je peux envoyer quelqu’un les porter directement à leur maison, c’est encore mieux, elles n’auront pas besoin de se déplacer.

Je sais que si un jour, j’arrête de vendre des cigarettes et de l’alcool, je vais perdre une quantité très importante de clients.  Je préfère réduire la dépendance des gens sur ces drogues légales, mais si je le fais, je vais devoir modifier mon horaire pour ne servir mes clients que le jour.  Et ça, je ne veux pas que ça se produise.

Alors, pour le moment, je garde tout comme c’est.  Après tout, si ce n’est pas brisé, il ne faut pas tenter de le réparer !