Une intrigue inachevée - Stephen Marshall

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Une intrigue inachevée

Une intrigue inachevée - Stephen Marshall

Sur ma table de chevet, j’avais laissé le livre que j’avais commencé, la veille au soir, avant de m’endormir. J’étais sûr de cela, mais, quand j’ai voulu le continuer, je ne l’ai pas retrouvé. Comme mon chat peut avoir des gestes brusques, même s’il n’est plus jeune, je l’ai soupçonné d’avoir fait tomber l’ouvrage. Il a été très agité pendant toute la nuit, et je savais qu’il avait pu commettre cette bêtise. J’ai donc regardé sous le lit. Le manque de lumière m’a gêné et je n’ai pas pu regarder correctement. J’étais allongé avec pour seule source lumineuse l’écran de mon téléphone. Mon chat m’a sauté sur le dos et j’en ai eu le souffle coupé. Surpris, je me suis cogné la tête. Un peu assommé, je suis ressorti de là rapidement. Je me suis assis. Balthazar est venu se poser sur mes genoux et il se mit à ronronner.

Je l’ai réprimandé en douceur, et je lui ai expliqué qu’il devait changer de comportement. Il ne pouvait plus se conduire comme un jeune chat, alors qu’il avait atteint l’âge vénérable de dix ans. Il ne se souciait pas de ce que je lui disais, car il n’avait jamais manifesté un quelconque intérêt pour mes réprimandes. Ce ne fut donc pas étonnant s’il partit en courant à travers toute la maison, quand il entendit la porte de l’entrée s’ouvrir. Ce n’était que la jeune femme qui passe une fois par semaine pour m’aider à entretenir ma maison. Elle nettoie les salles de bains et la cuisine, et parfois, elle prépare quelques repas pour que je puisse les réchauffer au cours du reste de la semaine. Je ne suis pas toujours présent quand elle vient, elle a un double des clés pour parer à cette éventualité.

J’étais content, comme toujours, de la voir. Je lui ai demandé si elle avait été satisfaite de sa nouvelle cuisine, faite par un cuisiniste Québec. Elle était en effet, très contente du résultat. Je lui ai expliqué que j’avais perdu mon livre sous mon lit et elle alla prendre un balai, qu’elle passa dans la chambre. Le roman n’avait pas glissé là où je l’avais pensé, mais sous la table de chevet. Je n’avais pas pensé à regarder à cet endroit. Heureux, je l’étais, car je voulais connaître la suite de l’intrigue, palpitante. J’ai pu, de nouveau, lire en toute tranquillité dès la fin de la matinée.