Une visite chez mes grands-parents - Stephen Marshall

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Une visite chez mes grands-parents

Une visite chez mes grands-parents - Stephen Marshall

J’ai toujours été en très bonne relation avec mes grands-parents, depuis mon enfance. Cela continue jusqu’à maintenant, sauf que maintenant, les circonstances font que je ne peux plus leur rendre visite fréquemment comme autrefois. Le travail, les enfants, les obligations quotidiennes et hebdomadaires et surtout parce que nous n’habitons plus la même ville qu’eux, tout cela limite nos rencontres, même si je voulais bien venir chez eux au moins une fois par mois. Alors, aujourd’hui, ils commencent à me manquer, car cela fait presque un an que je ne suis pas passé les voir. Et même les enfants, j’ai peur qu’ils les oublient si ça continue. On a donc, organisé une petite visite chez eux. Eux qui habitent non loin de la ville, possèdent une grande ferme de bétails en tout genre et une auberge. Après nous être préparés, nous avons entrepris le voyage de 8 h en voiture pour rejoindre les grands-parents. On devait passer par Québec avant d’arriver au village qui a bercé mon enfance. Et après quelques minutes de traverser de la ville bruyante, c’était place à la tranquillité et l’air frais de la campagne qui me rappelaient beaucoup de souvenirs. Grand-père nous avait conseillé de le prendre dans une épicerie du village. Il m’a juste dit à peu près où c’était, car c’était sans doute une nouvelle épicerie qui s’était installée. Au bout de quelques minutes de recherche, on a vu le petit magasin qui vendait des produits laitiers et à ma surprise, c’était grand-mère qui était à la caisse. On s’est fait une petite accolade pour se dire bonjour et elle a appelé mon grand-père George qui était dans l’arrière-salle de la boutique. Ils nous ont dit de nous asseoir sur la table installée face à la vitrine et là grand-mère nous dit, « t’es surpris ? Tu ne t’attendais peut-être pas à ce qu’on tienne un magasin n’est-ce pas ? » J’ai dit que non. Et là, elle m’explique qu’ils faisaient maintenant des produits dérivés du lait, car il en manquait cruellement dans le village et ceux des alentours alors que leurs vaches produisaient beaucoup de lait. Elle m’a aussi expliqué qu’ils venaient d’ouvrir la petite boutique qui constitue une entrée d’argent supplémentaire pour eux. Là, je leur demande s’ils ont déjà souscrit à une assurance quelconque par rapport à leurs activités, grand-père me répond que non. Je leur ai donc promis de consulter un ami qui est un conseiller financier, afin de préparer les dossiers durant mon séjour. Cela ne me prendra qu’une journée ou deux. Après quelques souvenirs et des nouvelles sur tout et sur rien, on a fermé la boutique un peu tôt, et on a pris la route de la ferme tous ensemble. C’est fou comme mes grands-parents n’ont pas changé, ils restent les personnes affectueuses que j’ai toujours connues.